Santé

4 principes bouddhistes pour être heureux

éléphant avec enfant

Tout le monde est à la recherche du bonheur. Tout le monde souhaite être heureux et épanoui. Mais nombreux sont celles et ceux qui ne le sont pas. D’ailleurs, faut-il absolument rechercher le bonheur ? Est-ce que le bonheur peut s’attraper, s’acheter ? On  entend souvent dire que le bonheur se cultive et vous verrez qu’il y a une part de vérité dans cela.

Dans ce post, nous nous servirons de la philosophie bouddhiste pour cultiver son bonheur. Voici 4 principes bouddhistes pour être heureux-se. 

1. Comprendre et accepter l’impermanence de la vie

Dans la vie, rien n’est permanent. Rien ne dure mais tout change. Il faut accepter qu’un jour ou l’autre, nous n’aurons peut-être pas le même état de santé, de richesse, de beauté ou de proximité avec une personne. Cela se passe à l’identique dans la nature; elle évolue et se renouvelle continuellement sans que rien ne dure à jamais.

Pour s’aider dans cette démarche, le Bouddha a recommandé de réciter, chaque jour, ces 5 remémorations :

  1. Il est dans ma nature de vieillir. Il est impossible d’échapper à la vieillesse.
  2. Il est dans ma nature d’être malade. Il est impossible d’échapper à la maladie.
  3. Il est dans ma nature de mourir. Il est impossible d’échapper à la mort.
  4. Tout ce qui m’est cher et tous ceux que j’aime ont pour nature de changer. Il est impossible d’échapper à la séparation d’avec ceux que l’on aime.
  5. Mes actions sont mes vraies possessions. Je ne peux échapper aux conséquences de mes actions.

Ces remémorations quotidiennes agiront comme un ancrage cérébral qui vous conditionnera à comprendre et accepter les changements. Ainsi, vous serez plus armé(e) à faire face aux aléas de la vie et serait plus heureux-se.

Tout évolue et change dans la vie (crédit photo “The Buddhist way to peace of mind”, Pramote Pamojjo)

2. Ne pas s’attacher pour ne pas souffrir

Ce principe rejoint le premier. Dans la philosophie bouddhiste, la première cause de souffrance est l’attachement. Le but ultime du bouddhisme est d’ailleurs de se détacher de toute forme de souffrance: c’est l’atteinte du Nirvana.

Chaque fois que l’on désire quelque chose ou quelqu’un, nous sommes en fait en souffrance car notre esprit n’est pas en paix. Tout le monde s’attache à quelque chose ou à quelqu’un. Et c’est cet attachement qui nous fait souffrir car on a peur de perdre l’objet tant apprécié ou la personne tant aimée.

Nous n’avons pas besoin de nous attacher à des choses ou des personnes pour être heureux-se. Il suffit de contempler ce qui nous entoure, de l’apprécier et d’être bien avec soi-même. Notre bonheur ne doit pas dépendre d’avoir le dernier smartphone à la mode ou d’être entouré de telle ou telle personne. Bien entendu, le bonheur lié à l’attachement aux choses matérielles est à proscrire, comme l’acquisition d’une voiture neuve par exemple. En revanche, celui aux personnes est plus difficile… En effet, il est louable de sentir bien avec son ou sa conjoint(e), sa mère, son père etc. Mais la nuance est que notre bonheur ne doit pas dépendre que de cela. Il faut apprécier le moment présent avec la personne que l’on aime, puis se retrouver en paix avec soi-même sans aucun attachement pervers une fois que l’on se retrouve seul.

Accepter l’impermanence de la vie, méditer et comprendre que chaque désir nous fait en fait souffrir permet de rendre plus heureux. Cela demande un travail de longue haleine mais donne d’excellents résultats.

Quelques exemples d’attachement: vouloir garder un corps jeune, vouloir une belle voiture, se défaire d’une maladie etc. (crédit photo “The Buddhist way to peace of mind”, Pramote Pamojjo)

3. Vivre dans le moment présent

Il est important de planifier sa vie pour ne pas avoir de problème mais il est encore plus important de ne pas trop vivre, ni dans la passé, ni dans le futur. Il faut apprécier le moment présent et s’en délecter. Tel est la clé du bonheur.

Par exemple, lorsque vous entrez en méditation, ne cherchez rien et n’attendez rien. Ni résultat, ni réconfort, ni même une relaxation. Laissez-vous surprendre mais ne provoquez rien. Ne cherchez rien dans le passé, n’attendez rien pour le futur. Ne cherchez pas à observer le présent, mais vivez le présent.

Lorsque vous contemplez la nature, ne sortez pas votre smartphone pour immédiatement prendre une photo. Posez-vous, respirez, écoutez et observez le moment présent sans réfléchir à avant ou après. Vivez l’instant.

Chaque expérience et chaque moment de vie doivent être appréciés dans leur moment présent. Accueillez-le juste comme il vient.

4. Ne pas se mettre en colère à cause d’un élément extérieur

De nombreuses personnes entrent dans une colère plus ou moins prononcée à cause d’un évènement extérieur. Par exemple, cela peut-être une personne qui vous a mis en colère à cause d’une parole ou d’un acte déplacé. Cela peut-être à cause d’un retard de train ou des bouchons sur la route. Les raisons pour se mettre en colère peuvent être très nombreuses et quotidiennes. La colère est une cause de souffrance et nous devrions pas souffrir. Voici 3 techniques à mettre en place pour éviter cela:

1.Faites la différence entre un traca et un problème. Souvent, nous transformons de simples tracas (un retard de train) en un gros problème (c’est la fin du monde). Cette simple dissociation entre un traca et un vrai problème vous permettra dans un premier temps de relativiser et de moins vous énerver.

2.N’autorisez pas un élément extérieur détériorer votre bien-être intérieur et vous faire du mal. En effet, lorsque vous vous mettez en colère, ce n’est en fait pas un état agréable. Quiconque préfère être en paix à l’intérieur de lui-même plutôt que de « bouillir » de rage avec tous les effets négatifs que cela a à la fois au niveau physique, psychologique et social. Lorsque vous sentez la colère monter, répétez-vous plusieurs fois la chose suivante: « Cet évènement n’a pas le droit de me faire du mal. Cela n’en vaut pas la peine ! ». Cette technique peut vous aider à gérer les moments de colère et à ne pas autoriser quelque chose d’extérieur à rompre votre équilibre intérieur.

3.Une autre astuce à faire lorsque vous sentez la colère arriver est la suivante. Imaginez et matérialisez la colère comme une chose qui arrive sur vous (ex: un faisceau rouge). Laissez le faisceau rouge (la colère) arriver et rentrer en vous pour de suite le faire s’échapper par les pieds, la tête ou les mains. L’idée est de visualiser la colère comme une chose qui essaye de vous accaparer mais que vous ne laissez pas en la faisant « fuir » hors de vous. Ainsi, cela vous permettra de mieux gérer les moments colériques. La colère arrive et part aussitôt.

(crédit photo “The Buddhist way to peace of mind”, Pramote Pamojjo)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *